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Guide 3 sur 9 · Étape : Décider

Quelles options pour perdre du poids ? La place des médicaments GLP-1

Alimentation et activité, comprimés, médicaments GLP-1, ballon gastrique et chirurgie, côte à côte, avec les règles françaises et les prix officiels.

En bref

Il existe cinq grandes options :

  1. Changer son hygiène de vieAlimentation, activité et accompagnement. La base de toutes les autres.
  2. D’autres médicamentsCertains font perdre un peu de poids. L’effet est modeste.
  3. Les médicaments GLP-1Comme le sémaglutide (Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro)
  4. Les techniques endoscopiquesRéalisées par la bouche, sans ouvrir la peau
  5. La chirurgie de l’obésitéLa perte la plus forte et la plus durable, mais une opération lourde

Elles diffèrent beaucoup par le poids perdu, les risques et le coût. Les médicaments, les techniques endoscopiques et la chirurgie s’ajoutent aux changements d’hygiène de vie, ils ne les remplacent pas. Les interventions sont réservées à des IMC bien plus élevés. Parlez-en à votre médecin traitant avant de commencer, d’arrêter ou de modifier un traitement. Voir celles qui vous concernent

Points clés

Programmes d’hygiène de vie
Environ 9 % du poids perdu après 1 an dans un grand essai, 6 % après 10 ans1
Autres médicaments
Quelques kilos de plus, au mieux2,20
Médicaments GLP-1
Environ 15 à 21 % du poids perdu dans les essais chez des personnes sans diabète. Le poids revient à l’arrêt.3,4,5
Chirurgie
La perte la plus forte et la plus durable : environ 25 % du poids 10 ans après un bypass gastrique, avec les risques d’une opération6,7
La position de la HAS
Un médicament vient en deuxième intention, après au moins 6 mois d’accompagnement sur l’alimentation et l’activité8
Sur cette page
  1. Quelles options vous concernent ?
  2. Comment les options se comparent-elles ?
  3. Changer son alimentation et bouger, est-ce suffisant ?
  4. Et les comprimés, ou les médicaments qui font un peu maigrir ?
  5. Où se situent les médicaments GLP-1 ?
  6. Pour qui est la chirurgie de l’obésité ?
  7. Que sont le ballon gastrique et la sleeve endoscopique ?
  8. Comment s’organisent les soins en France ?
  9. Questions fréquentes

Quelles options vous concernent ?

Cela dépend surtout de votre IMC et de votre santé. Les changements d’hygiène de vie concernent tout le monde. Les médicaments arrivent à un IMC plus bas. Les interventions et la chirurgie sont pour des poids bien plus élevés.

Hygiène de vieTout le monde, quel que soit le poids
Ajouter un médicamentAMM : IMC de 30 ou plus, ou 27 avec une maladie liée au poids. Le remboursement suit des seuils plus élevés.9,10
Techniques endoscopiquesÉtudiées chez des personnes avec un IMC d’environ 30 à 4011,12
Chirurgie de l’obésitéRepères internationaux de 2022 : IMC de 35 ou plus ; à envisager de 30 à 35 avec une maladie métabolique7
IMC en bas. Un trait plus clair veut dire « seulement avec une autre maladie ». Les kilos sont donnés pour une personne de 170 cm (5 ft 7 in). En France, les mêmes seuils s’appliquent quelle que soit l’origine. Calculer votre IMC

Si votre IMC est autour de 27 à 29, le choix se fait en général entre l’hygiène de vie seule, et l’hygiène de vie avec un médicament. Pour 170 cm (5 ft 7 in), un IMC de 27 correspond à environ 78 kg (172 lb). La chirurgie commence plutôt vers un IMC de 35 à 40, soit environ 101 à 116 kg (223 à 256 lb) pour la même taille.9,7

L’AMM et le remboursement n’utilisent pas les mêmes chiffres. L’AMM (autorisation de mise sur le marché) dit pour qui un médicament peut être prescrit : un IMC de 30 ou plus, ou de 27 avec une maladie comme l’hypertension.9 Le remboursement par l’Assurance Maladie, en place depuis le 15 juin 2026, est plus strict : un IMC de 40 ou plus, ou de 35 ou plus avec une maladie listée, après 6 mois d’accompagnement qui ont fait perdre moins de 5 %.10 Le guide 6 détaille ces conditions.

Ces repères servent à ouvrir la discussion avec un médecin. Ce ne sont pas des règles qui vous donnent droit, ou non, à un traitement. Les recommandations tiennent compte de votre santé, pas seulement de votre poids.8,7

Comment les options se comparent-elles ?

Dans les essais, la chirurgie a fait perdre le plus de poids. Les médicaments GLP-1 viennent ensuite, mais seulement tant qu’on les prend. Les programmes d’hygiène de vie et les autres médicaments ont fait perdre moins.

Les chiffres ci-dessous viennent d’essais différents, avec des personnes différentes. Prenez-les comme des ordres de grandeur, pas comme une comparaison directe. Le « poids perdu » est la part moyenne du poids de départ.

En un coup d’œil : poids moyen perdu par une personne de 90 kg (198 lb) au départ. Le trait plus clair montre une fourchette.
  1. Injection factice (pour comparer)2 à 3 kg3,4
  2. Orlistat (comprimé)~3 kg de plus qu’un comprimé factice2
  3. Programme d’hygiène de vie~8 kg1
  4. Ballon gastrique~9 kg11
  5. Sleeve endoscopique (ESG)~12 kg12
  6. Médicament GLP-1~13 à 19 kg3,4
  7. Bypass gastrique~23 à 29 kg6

Ordre de grandeur seulement : essais, personnes et durées différents. Le détail de chaque option suit.

Chaque option en détail. Le poids perdu est la part moyenne du poids de départ.

Programme d’hygiène de vie

Au long cours

Un plan structuré : un objectif de calories, de l’activité régulière, et des rendez-vous réguliers avec un diététicien ou un coach. Plus ↓

Environ 9 %environ 8 kg sur 90 kg

À 1 an, puis environ 6 % à 10 ans1

C’est une moyenne, pas une limite. Dans le même essai, environ 1 personne sur 4 avait gardé une perte de 10 % ou plus 8 ans après. Celles qui y arrivaient avaient gardé leurs nouvelles habitudes.13

Délai
L’essentiel de la perte la première année1
Inconvénients
Difficile à tenir ; une partie du poids revient1
Coût en France
Variable selon les professionnels consultésNous ne listons pas de prix de programmes privés

Orlistat (comprimé)

Au long cours

Une gélule prise aux repas, qui empêche une partie des graisses mangées d’être absorbée. Plus ↓

Environ 3 kgde plus qu’un comprimé factice

Sur 4 ans2

Délai
Effet visible en quelques mois2
Inconvénients
Selles grasses et molles, besoin urgent d’aller aux toilettes14
En France
Nous n’avons pas vérifié sa disponibilité ni son prix actuelsDemandez à votre pharmacien

Médicament GLP-1

Au long cours

Une injection par semaine qui diminue la faim. Expliqué dans le guide 2. Plus ↓

Environ 15 à 21 %environ 13 à 19 kg sur 90 kg

Du sémaglutide au tirzépatide à sa dose maximale, après 68 à 72 semaines.3,4 Moins avec un diabète de type 2 : environ 10 %15

Délai
Les doses montent sur 16 à 20 semaines3,4
Inconvénients
Troubles digestifs, risques graves plus rares ; le poids revient à l’arrêt16,5
Coût en France
Prix officiel, le même dans toutes les pharmacies : de 147,93 € à 196,12 € par mois pour Wegovy, de 177,12 € à 434,82 € pour Mounjaro, selon la dose17Remboursé à 65 % (100 % en ALD) seulement si vous remplissez les conditions ; sinon vous payez le prix entier10,18

Ballon gastrique

Ponctuel, temporaire

Un ballon souple est placé dans l’estomac par la bouche, pour laisser moins de place aux aliments. Il est retiré au bout de 6 mois environ. Plus ↓

Environ 10 %environ 9 kg sur 90 kg

À 6 mois, environ 8 % à 1 an11

Délai
6 mois, puis retrait11
Inconvénients
Nausées et vomissements très fréquents11
Coût en France
Nous n’avons pas trouvé de prix officiel

Sleeve endoscopique (ESG)

Ponctuel

Des points de suture sont posés dans l’estomac, par la bouche, pour le rendre plus petit. Pas d’incision de la peau. Plus ↓

Environ 14 %environ 12 kg sur 90 kg

À 1 an12

Délai
Dans l’année12
Inconvénients
Complications graves chez environ 2 personnes sur 10012
Coût en France
Nous n’avons pas trouvé de prix officiel

Chirurgie de l’obésité (bariatrique)

Ponctuel, suivi à vie

Une opération qui réduit beaucoup la taille de l’estomac. Certaines, comme le bypass gastrique, dévient aussi l’intestin pour que les aliments en sautent une partie. Plus ↓

Environ 25 à 32 %environ 23 à 29 kg sur 90 kg

Bypass gastrique : 32 % au maximum (1 à 2 ans), 25 % à 10 ans6

Délai
Maximum à 1 ou 2 ans6
Inconvénients
Risques opératoires, nouvelles opérations, vitamines et suivi à vie7,19
En France
Décidée et suivie par des équipes spécialisées (niveau 3)8Nous n’avons pas vérifié les règles de prise en charge pour ce guide

Nous ne montrons que des prix officiels : en France, le prix des médicaments remboursables est fixé par l’État et identique dans toutes les pharmacies. Les prix des médicaments se répètent chaque mois.

Dans les essais de médicaments, les groupes sous injection factice ont perdu 2,4 % et 3,1 %, soit environ 2 à 3 kg.3,4 Ce sont des moyennes, et les résultats varient d’une personne à l’autre. Dans ces essais, environ 14 personnes sur 100 sous sémaglutide et 9 sur 100 sous tirzépatide ont perdu moins de 5 % de leur poids.3,4

Changer son alimentation et bouger, est-ce suffisant ?

Oui, pour beaucoup de personnes. Des programmes structurés ont fait perdre environ 6 à 9 % du poids, et ont réduit le risque de diabète.

Commencez par là. Changer son hygiène de vie est la première étape et la base de toutes les autres options. C’est la seule sans risques liés à un médicament ou à une intervention. En France, c’est aussi une condition : un médicament de l’obésité ne vient qu’après au moins 6 mois d’accompagnement sur l’alimentation, le comportement ou l’activité physique.8,10 Les chiffres d’essais ci-dessous sont des moyennes : certaines personnes perdent bien plus, et beaucoup dépend de la façon dont on tient les changements.13

Un grand essai, Look AHEAD, a suivi 5 145 adultes avec un diabète de type 2.1 Le programme fixait un objectif de calories et environ 3 heures d’activité par semaine, avec des séances fréquentes en groupe et en individuel.1 Les participants ont perdu 8,6 % de leur poids la première année, contre 0,7 % avec le suivi habituel.1 Après environ 10 ans, ils pesaient encore 6,0 % de moins, contre 3,5 %.1

Dans le programme américain de prévention du diabète (Diabetes Prevention Program), 3 234 personnes avec un sucre un peu trop élevé (prédiabète) ont participé.20 Le groupe « hygiène de vie » a perdu 5,6 kg (environ 12 lb) en moyenne sur environ 3 ans, contre 0,1 kg avec un comprimé factice.20 Le diabète y est apparu 58 % moins souvent : 4,8 cas pour 100 personnes par an, contre 11,0.20

En France. Avant un médicament de l’obésité, il faut au moins 6 mois de prise en charge « nutritionnelle, comportementale et/ou d’activité physique adaptée ».10 Votre médecin traitant peut vous orienter vers ces professionnels. Si cela ne suffit pas, ces 6 mois comptent pour le remboursement d’un éventuel médicament : gardez une trace de vos rendez-vous et de votre poids.

Alimentation : de combien réduire

La HAS recommande une baisse des calories modérée et adaptée à chacun, plutôt qu’un régime strict.8 Des recommandations américaines donnent un chiffre : environ 500 à 750 calories de moins par jour que ce que le corps dépense.21 C’est une baisse, pas un total. Une personne qui dépense 2 200 calories par jour en mangerait environ 1 450 à 1 700.

La HAS déconseille les régimes cétogène et Atkins (très pauvres en glucides) pour l’obésité sévère.8

Sous GLP-1, le risque est de manger trop peu. Les personnes sous ces médicaments mangent 16 à 39 % de calories en moins sans le vouloir. En dessous d’environ 1 200 calories par jour pour une femme, ou 1 800 pour un homme, les vitamines et les minéraux peuvent manquer. L’objectif devient alors de bien manger : assez de protéines, de légumes, de fruits, de céréales complètes et de légumineuses.22

Les protéines : ce que la plupart oublient

Quand on perd du poids, une partie est du muscle. Manquer de protéines aggrave cette perte, et un appétit réduit sous GLP-1 rend les protéines plus difficiles à atteindre.22

Un repère simple par jour80 à 120 gde protéines par jour, proposés par quatre sociétés savantes américaines de l’obésité et de la nutrition, dans un avis de 2025 sur les médicaments GLP-122
  • 0,8 g par kg de poids est le minimum habituel chez l’adulte.
  • 1,2 à 1,6 g par kg ont été proposés pendant la perte de poids.
  • Ne descendez pas sous 0,4 à 0,5 g par kg, qui fait perdre du muscle, et ne restez pas longtemps à 2 g par kg ou plus.22

Le même avis conseille d’associer les protéines à du renforcement musculaire au moins 3 fois par semaine, plus au moins 150 minutes d’activité modérée comme la marche rapide.22 Si vous avez une maladie des reins, demandez à votre médecin avant d’augmenter vos protéines.

Que mettre dans l’assiette

Pour l’obésité sévère, la HAS conseille une alimentation de type méditerranéen.8 L’avis américain sur les GLP-1 met en avant les mêmes familles d’aliments :22

  • des légumes et des fruits ;
  • des céréales complètes et des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) ;
  • assez de protéines à chaque repas (voir plus haut).

Repères généraux. Un diététicien ou votre médecin peut les adapter à vos goûts, à votre budget et à votre santé.

Activité et soutien

Activité. Pour l’obésité sévère, la HAS conseille 2 h 30 à 3 h d’activité modérée par semaine (comme la marche rapide), ou 1 h 15 à 2 h 30 d’activité intense (comme la course), avec du renforcement musculaire 2 fois par semaine.8 Pour les personnes sous GLP-1, l’avis américain cité plus haut propose le renforcement au moins 3 fois par semaine.22 Parlez-en d’abord à votre médecin si vous n’avez pas fait de sport depuis longtemps ou si vous avez une maladie.

Soutien. La HAS prévoit, pour l’obésité sévère, une prise en charge coordonnée par le médecin, avec les autres professionnels utiles.8 L’OMS recommande aussi de proposer des programmes d’alimentation et d’activité en même temps que les médicaments GLP-1.23

Et les comprimés, ou les médicaments qui font un peu maigrir ?

Un ancien comprimé contre l’obésité, l’orlistat, a été étudié pendant des années. Il aide un peu. Certains médicaments du diabète font aussi perdre un peu de poids.

L’orlistat empêche environ un tiers des graisses des aliments d’être absorbées : elles partent dans les selles.14 Dans un essai de 4 ans, les personnes sous orlistat ont perdu 5,8 kg, contre 3,0 kg avec un comprimé factice.2 Les selles grasses, le besoin urgent d’aller aux toilettes et les gaz sont fréquents.14 Nous n’avons pas vérifié sa disponibilité actuelle en France pour ce guide : demandez à votre médecin ou à votre pharmacien.

La metformine est un médicament du diabète, pas un médicament de l’obésité. Dans le Diabetes Prevention Program, elle a fait perdre 2,1 kg en moyenne.20 Une recommandation internationale sur le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) dit que les médecins peuvent l’envisager chez les femmes avec un SOPK et un IMC de 25 ou plus.24

Les inhibiteurs de SGLT2, comme la dapagliflozine, font perdre un peu de poids. Sur 116 essais, les participants ont perdu environ 1,8 kg de plus qu’avec un comprimé factice.25

Méfiez-vous des « brûle-graisses » et des produits minceur. L’agence américaine du médicament a trouvé des médicaments cachés dans de nombreux produits minceur vendus comme compléments ou « 100 % naturels », avec des risques graves.26 En France, des compléments sont vendus sous le nom de « GLP-1 naturel » : ce ne sont pas des médicaments GLP-1. L’ANSM rappelle que la vente en ligne de médicaments sur ordonnance est illégale, et a repéré de faux stylos, flacons et patchs.27

Où se situent les médicaments GLP-1 ?

Ils font perdre plus de poids que les comprimés ou l’hygiène de vie seule. Mais ce sont des traitements au long cours, et la plus grande partie du poids revient si on arrête.

Le sémaglutide (Wegovy) agit comme l’hormone intestinale GLP-1.15 Le tirzépatide (Mounjaro) agit sur le GLP-1 et sur une deuxième hormone intestinale, le GIP.4 Le guide 2 explique comment ils agissent. Dans tous les essais ci-dessous, les participants suivaient aussi un programme d’alimentation et d’activité.3,4

Poids moyen perdu dans chaque essai. Les kilos sont donnés pour une personne de 90 kg (198 lb) au départ.

STEP 1Sémaglutide 2,4 mg (Wegovy), une fois par semaine

Adultes sans diabète, 68 semaines.3

Sémaglutide14,9 %environ 13 kg
Injection factice2,4 %environ 2 kg
SURMOUNT-1Tirzépatide 15 mg (Mounjaro), une fois par semaine

Adultes sans diabète, 72 semaines.4

Tirzépatide20,9 %environ 19 kg
Injection factice3,1 %environ 3 kg
STEP 2Sémaglutide 2,4 mg, une fois par semaine

Adultes avec un diabète de type 2, 68 semaines.15

Sémaglutide9,6 %environ 9 kg
Injection factice3,4 %environ 3 kg
SURMOUNT-5Tirzépatide contre sémaglutide, face à face

Le seul essai qui les a comparés directement, 72 semaines. Financé par le fabricant du tirzépatide.28

Tirzépatide20,2 %environ 18 kg
Sémaglutide13,7 %environ 12 kg

Seul le dernier essai a comparé les deux médicaments directement. Les autres ont chacun testé un médicament contre une injection factice : ne comparez pas leurs résultats entre eux.

Le contrôle des 5 %. La HAS recommande d’arrêter le traitement si la perte de poids est inférieure à 5 % du poids de départ après 6 mois.29

Les comprimés. Wegovy en comprimé (sémaglutide oral) a été autorisé dans l’Union européenne en juillet 2026, mais il n’est pas vendu en France à ce jour.30,17 Les résultats de cette page concernent les injections hebdomadaires.3,4

Ce qui se passe à l’arrêt. Un an après l’arrêt du sémaglutide, les participants d’un essai avaient repris environ les deux tiers du poids perdu.5 Dans un essai du tirzépatide, tout le monde a d’abord pris le médicament pendant 36 semaines et perdu environ 21 % de son poids.31 Puis une partie des participants est passée à une injection factice. L’année suivante, leur poids a augmenté de 14 % par rapport à leur poids au moment du changement.31 Pour une personne qui pesait alors 85 kg (187 lb), cela fait environ 12 kg (85 × 0,14 = 11,9). Ceux qui ont continué le tirzépatide ont perdu encore 5,5 % sur la même année.31 Le guide 9 parle de l’arrêt.

Le coût. En France, le prix de Wegovy et de Mounjaro est fixé par l’État et identique dans toutes les pharmacies. Pour un stylo d’un mois (4 doses), selon le dosage :17

  • Wegovy : 147,93 € (0,25 à 1 mg), 170,33 € (1,7 mg), 196,12 € (2,4 mg).
  • Mounjaro : 177,12 € (2,5 mg), 238,70 € (5 mg), 336,97 € (7,5 et 10 mg), 434,82 € (12,5 et 15 mg).

Depuis le 15 juin 2026, l’Assurance Maladie en rembourse 65 % (100 % si c’est lié à une ALD, une affection de longue durée) aux personnes qui remplissent les conditions.10,18 Une mutuelle peut couvrir le reste. Si vous ne remplissez pas les conditions, vous payez le prix entier.32 Le guide 6 détaille les prix et les façons sûres de les obtenir.

Pour qui. L’AMM permet ces médicaments à partir d’un IMC de 30, ou de 27 avec une maladie liée au poids.9 Depuis juin 2025, tout médecin peut les prescrire dans ce cadre, en deuxième intention, après un accompagnement sur l’alimentation et l’activité.33 Le remboursement demande en plus un IMC de 35 avec une maladie listée, ou de 40, et une première ordonnance par un médecin spécialisé de l’obésité.10 Ce sont des repères pour en parler avec un médecin, pas une raison d’en prendre. Le guide 4 explique qui devrait en prendre, ou non.

Pour qui est la chirurgie de l’obésité ?

La chirurgie s’adresse aux personnes avec un IMC élevé, souvent avec une maladie que la perte de poids pourrait améliorer. Elle donne la perte la plus forte et la plus durable, mais c’est une opération lourde.

Qui décide, et à partir de quel IMC

En France, la HAS organise les soins de l’obésité en trois niveaux. La chirurgie relève des équipes spécialisées de niveau 3, comme les CSO (centres spécialisés de l’obésité) et les CHU.8 Nous n’avons pas vérifié pour ce guide les seuils français exacts ni les règles de prise en charge : votre médecin ou le CSO vous les donnera.

Les sociétés internationales de chirurgie de l’obésité ont publié des repères en 2022 :7

  • la chirurgie est recommandée à partir d’un IMC de 35, avec ou sans autre maladie ;
  • elle peut être envisagée de 30 à 35 chez une personne avec une maladie métabolique, comme un diabète de type 2 ;
  • un suivi à long terme est nécessaire après l’opération.

Résultats

Une étude suédoise a suivi plus de 4 000 personnes. Le bypass gastrique a fait perdre 32 % au maximum, et 25 % après 10 ans.6 L’anneau gastrique, qui serre le haut de l’estomac, a fait perdre moins : 20 % et 14 %.6 Les personnes opérées sont moins souvent décédées pendant l’étude que des personnes comparables non opérées.6

Diabète. Dans un essai américain, 5 ans après l’opération, 29 personnes sur 100 (bypass) et 23 sur 100 (sleeve) avaient un sucre presque normal.36 Avec les médicaments seuls, c’était 5 sur 100.36 Dans un essai finlandais, environ 1 personne sur 4 à 1 sur 3 avait un diabète en rémission à 10 ans.19

Risques

  • Le décès au moment de l’opération est rare : entre 3 sur 10 000 et 2 sur 1 000.7
  • Sur 10 ans, 16 à 19 personnes sur 100 ont eu besoin d’une nouvelle opération.19
  • Des lésions de l’œsophage dues à l’acide ont été trouvées chez 31 personnes sur 100 après une sleeve, contre 7 sur 100 après un bypass.19
  • Il faut prendre des vitamines et faire des bilans toute la vie.7

Que sont le ballon gastrique et la sleeve endoscopique ?

Les deux se font par la bouche, avec un tube muni d’une caméra (un endoscope), sans ouvrir la peau.11,12 Aucun des deux n’enlève de partie de l’estomac.11,12

Le ballon gastrique. Un ballon est placé dans l’estomac avec l’endoscope. Dans un essai américain, il était retiré après 6 mois.11 Les participants avaient alors perdu 10,2 % de leur poids, contre 3,3 % avec l’hygiène de vie seule.11 À 12 mois, la perte était retombée à 7,6 %.11 Les nausées (87 sur 100) et les vomissements (76 sur 100) étaient fréquents, et 19 personnes sur 100 l’ont fait retirer plus tôt.11 L’essai incluait des adultes avec un IMC de 30 à 40.11

La gastroplastie endoscopique (sleeve endoscopique, ou ESG) réduit l’estomac de l’intérieur.12 Dans un essai mené dans neuf centres américains, des adultes avec un IMC d’environ 30 à 40 ont participé.12 Ils ont perdu 13,6 % à 1 an, contre 0,8 % avec l’hygiène de vie seule.12 Des complications graves sont survenues chez 2 personnes sur 100.12 Nous n’avons pas vérifié la place de ces techniques dans les recommandations françaises.

Comment s’organisent les soins en France ?

Il n’y a pas d’ordre fixe unique. Les options peuvent se combiner, et l’alimentation et l’activité restent dans chaque plan.8,23

La HAS décrit trois niveaux de soins pour l’obésité :8 le niveau 1 est le médecin traitant ; le niveau 2, les spécialistes ; le niveau 3, les CSO et les CHU. Voici comment les options s’y placent :

  1. 1
    Alimentation, activité et soutienLa base pour tout le monde, à chaque étape. Coordonnée par le médecin traitant (niveau 1)8
  2. 2
    Ajouter un médicamentTout médecin peut prescrire un GLP-1 dans le cadre de l’AMM ; pour le remboursement, la première ordonnance vient d’un médecin de niveau 2 ou 3, puis le médecin traitant renouvelle33,10
  3. 3
    Techniques endoscopiquesBallon ou ESG, par la bouche. Étudiés chez des personnes avec un IMC d’environ 30 à 4011,12
  4. 4
    Chirurgie de l’obésitéDécidée par une équipe spécialisée (niveau 3), surtout pour les IMC élevés8,7
Ce n’est pas une échelle à monter dans l’ordre. On peut sauter des étapes, les combiner ou redescendre. Le médecin choisit l’étape qui vous convient.

Par exemple, pour le remboursement d’un médicament GLP-1, la HAS donne la priorité aux personnes avec un IMC de 40 ou plus, puis à celles avec un IMC de 35 ou plus et une maladie grave liée au poids.29

Questions fréquentes

Puis-je simplement faire un régime ?

Oui. Changer son alimentation et bouger plus peut suffire, sans médicament, sans intervention et sans leurs effets secondaires. Pour beaucoup de personnes, c’est assez, et c’est la base de toutes les autres options. Les preuves sont solides :

  • Cela prévient le diabète. Dans de grands essais, des programmes structurés ont fait perdre 6 à 9 % du poids en moyenne, avec beaucoup moins de nouveaux cas de diabète : 58 % de moins dans l’essai américain.1,20
  • De grands résultats sont possibles. Dans un essai britannique, DiRECT, des personnes avec un diabète de type 2 ont arrêté leurs médicaments du diabète et suivi un plan : quelques mois de substituts de repas peu caloriques, puis un retour progressif à une alimentation normale, avec un accompagnement. Après un an, 1 personne sur 4 avait perdu 15 kg (33 lb) ou plus, et près de la moitié n’avait plus de diabète. Parmi celles qui avaient perdu 15 kg ou plus, 86 sur 100 n’en avaient plus.37
  • On peut garder la perte. Environ 1 personne en surpoids sur 5 arrive à perdre 10 % de son poids et à le garder au moins un an. Dans un registre américain de personnes qui ont réussi, les membres ont perdu en moyenne 33 kg (73 lb) et l’ont gardé plus de 5 ans.38

Ce que les personnes qui gardent leur perte ont en commun : environ une heure d’activité par jour, une alimentation moins calorique, un petit-déjeuner, une pesée régulière, et la même façon de manger en semaine et le week-end.38

Tout le monde n’obtient pas ces meilleurs résultats : les moyennes des essais sont plus faibles, et une partie du poids revient souvent avec les années.1 Si l’alimentation et l’activité ne suffisent pas, un médicament s’ajoute à ces changements, il ne les remplace pas.8

La chirurgie est-elle plus sûre que des injections à vie ?

Elles s’adressent en général à des personnes différentes. La chirurgie concerne des IMC plus élevés ; les médicaments sont autorisés dès un IMC de 30, ou 27 avec une maladie liée au poids.7,9 Avec un IMC proche de 27 à 29, la chirurgie n’est en général pas envisagée. Quand les deux sont possibles, leurs risques sont différents. La chirurgie comporte un petit risque de décès au moment de l’opération, et certaines personnes ont besoin d’une deuxième opération.7,19 Les médicaments ont des effets secondaires durables, et la plus grande partie du poids revient si on arrête.16,5

Les produits « naturels » ou à base de plantes font-ils maigrir ?

Aucun produit à base de plantes ne fait partie des traitements de l’obésité recommandés par la HAS.8 Aux États-Unis, beaucoup de produits minceur vendus comme compléments contenaient des médicaments cachés.26 Les produits vendus comme « GLP-1 naturel » ne sont pas des médicaments GLP-1.27

Puis-je prendre de la metformine pour maigrir ?

La metformine n’est pas un médicament de l’obésité. Dans un grand essai, elle a fait perdre environ 2 kg.20 Les médecins l’utilisent pour le diabète de type 2 et pour certaines femmes avec un SOPK.24

Sous GLP-1, faut-il quand même changer son alimentation ?

Oui. L’autorisation de Wegovy et de Mounjaro les prévoit en complément d’une alimentation moins calorique et de plus d’activité physique.9 L’OMS recommande aussi un accompagnement sur l’alimentation et l’activité.23

Avant de continuer

  • L’hygiène de vie est la base de toutes les options, médicaments et chirurgie compris.
  • Les autres médicaments, comme l’orlistat, aident un peu.
  • Les GLP-1 font perdre plus, mais le poids revient à l’arrêt. Le remboursement est plus strict que l’AMM.
  • La chirurgie donne la perte la plus durable, mais c’est une opération lourde, avec un suivi à vie.
  • Il n’y a pas d’ordre fixe. Le médecin choisit l’option qui vous convient.
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Sources

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Vérifié le 12 oct. 2026 · Prochaine relecture prévue en janv. 2027 · Signaler une erreur

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